Lyrics: Monmix, Nassim - Music: Monmix - Featuring: Pat - Genre musical: monmiXtreme - Thème de la song: heros, guerre-bataille
 
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Les coulisses

Cette chanson est née le 12 juillet 2002 d'après une idée germée en mars lors de la visite des tranchées du mémorial canadien de Beaumont-Hamel en Picardie. Sur une idée de Monmix, le texte a été finalisé après de multiples aller-retour Nassim-Monmix. À noter que Nassim a écrit une partie de son texte le jour du Canada Day (coïncidence ou destin?). La chanson va de la mélodie douce et simple, sur un arrangement à base de piano, vers un changement d'atmosphère complet pour la description de la bataille.

Paroles


un parterre de fleurs tapisse les prairies de Picardie
et pourtant, chaque fleur, chaque pétale pleure et gémit
sous le pas qui résonne, dans les flambeaux, il y a comme un écho
chaque fleur garde en mémoire
cet immense champ de bataille
comme pour perpétuer l’espoir, mettre des couleurs sur le noir
Après les gigantesques funérailles

combien d'âmes gisent là si loin de chez eux
combien d’enfants, de femmes ont vécu le reste de leur vie sans eux
la France si belle laisse un goût amer pour celui qu’on enterre
un fils, un frère, un père,
autant d’hommes pour autant de prières
Ici, pas de demeure de pierre, pas de tombeau
Juste un grand champ de coquelicots

partis de TERRE NEUVE pour rejoindre un paradis perdu
Ce caribou pour preuve qu’ils n’en sont pas tous revenus
Les rats, la boue, ont disparu. L’herbe verte et la vie ont repris le dessus
les tranchées ouvertes comme des veines
pour rappeler le sang versé
les images de cette arène, encore trop contemporaine
jaillissent en moi, les yeux fermés

BEAUMONT HAMEL s'éveille dans les tonnerres de la guerre
Ce bosquet à quelques mètres semble dans l’autre hémisphère
La cible inaccessible, l’ennemi presque invisible
au bout de l'ordre certainement la mort, mais peu importe
les soldats de TERRE NEUVE en frères d'armes marchent et ne reculent pas
dans leurs esprits, le pays de l’érable comme une femme qui tend ses bras
dans leurs yeux le mince espoir de retour, dans leurs yeux l’étincelle de bravoure
Un piège, un traquenard, l’horrible embuscade
Les autres à l’abri fusillent et mitraillent, à coups de canons, de mortiers, de grenades
Pour chaque soldat une estocade
Ils vont mourir pour gagner un peu de distance
Mais ils s’avancent, succombent, mais encore s’avancent
John's Road l'artère ouverte jonchée de corps inertes
C’était en 1916, c’était hier,
c’était hier.

Ici, pas de stèles alignées, pas d’obélisque ou de mémorial
un caribou fier et superbe, des tranchées pour tout cérémonial
Leurs tombes sont ailleurs mais leurs âmes vivent ici à jamais,
entre John’s road et la voie ferrée,

Leurs âmes de héros ont trouvé le repos
dans ce grand champ de coquelicots

Le sablier Errance (2013)