Lyrics: Dam - Music: Dam - Featuring: Dam - Choeurs: Pat - Genre musical: monmiXcursion - Thème de la song: passion-reve, defi-oser, drame, sport
 
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Les coulisses

Superbe histoire que ce berger qui rêvait de surfer les vagues les plus folles y a laissé la vie au summum de son rêve. Un arrangement sobre mais ou la tension monte doucement jusqu’a atteindre le paroxysme au moment de la vague deferlante.....

Paroles


Du haut de la colline chaque jour il les voyait
Ces drôles de funambules sur leurs planches colorées
Venus du monde entier pour aller se mesurer
A cette vague mythique qu’il fallait mériter

Quand il les regardait, sa détresse décuplait
Comment ne pas envier une telle liberté
Lui qui n’avait jamais quitté cette maudite falaise,
Ce petit bout perdu de prairie irlandaise.

Eux domptaient l’océan et lui gardait ses moutons,
Leurs vies pleines de passions face à la sienne sans nom.

Beaucoup trop d’années à trop regretter
De ne jamais oser aller les imiter
Cette fois c’est décidé, il devait se lancer
Tenir cette promesse trop souvent délaissée

Alors la nuit tombée, les bêtes enfin rentrées,
Il se mit à fabriquer avec fébrilité
Cette planche synonyme de nouvelles sensations
Pour une parenthèse d’évasion dans sa vie de prison.

La mer ce jour là était très déchaînée
Même les étrangers n’osaient pas l’affronter
Mais Lui se tenait prêt à aller se glisser
La planche la première dans l ‘écume glacée.

Frissons d’émotion bien plus que de froid
L’eau salée sur sa peau le remplissait de joie.

Une vague terrifiante se profilait au loin
Une montagne déferlante aux doux parfums d’embruns
Il allait enfin pouvoir maintenant réciter
Ce qu’il avait appris quand il les contemplait
Ses modèles du passé aujourd’hui résignés...

Son visage s’illumina un bel mais court instant
D’un sourire oublié depuis bien trop longtemps
Lui l’homme de la terre défiait Poséidon
En glissant sur cette vague comme un petit poisson

Et puis l’immense mâchoire bleue sans coeur s’est refermée
Engloutissant à jamais ce courageux berger
Du haut de la falaise, les moutons regardaient
Un triste débris de planche errant au gré des marées
Quand dans l’écume blanche, un sourire s’est dessine

Merci papy L'annonce au vent (à Jean)