Digiphrenia


Lyrics: Monmix - Music: Monmix - Featuring: Pat - Choeurs: Pat - Genre musical: monmiXtreme - Thème de la song: reseaux sociaux, societe, addiction, rhapsodie
 
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Les coulisses

Un titre énigmatique, une rhapsodie de 8 minutes en 5 actes d'environ une minute et demie sur la schizophrénie digitale (des choeurs, du rock, du calme, du pop et un solo psychédélique pour finir)... Pas le truc le plus simple de Monmix mais le sujet on ne peut plus 7oolesque ne l'est pas non plus...
Avec l'informatique, internet, les jeux en lignes, les réseaux sociaux , on peut maintenant auto-gérer de multiples profils et changer complètement notre rapport au temps (un certain Douglas Rushkoff a d'ailleurs théorisé sur le sujet en proposant en particulier les néologismes Digiphrenia et Fractanoia). Ce n'est pas sans risque et la schizophrénie digitale guette quand on devient incapable de gérer toutes ces personalités, quand on ne distingue plus vraiment le réel et le virtuel, quand le temps ne devient plus qu'un instant prolongé avec le bombardement d'alertes et d'infos de toutes sortes.
Les 5 actes : on commence par des choeurs qui se répondent et se superposent, on poursuit avec une mise en garde très rock, on se calme avec une réflexion dépouillée sur les dérives et les conséquences de l'inneffacable, on s'eclate ensemble pour remettre le pied dans la vraie vie et on termine avec un solo psychédélique.

Selon Douglas Rushkoff, la Digiphrenie est la gestion de multiples personnalités numériques (facebook, twitter, mail...) . L'urgence de l'instant supplante l'idée du lendemain. On n'est plus aspiré dans un mouvement linéaire à travers l'espace temps mais suspendu dans un instant prolongé, en état constant d'interruption qui ramènent au présent (appels, alertes, titres d'actu... sur les Smartphones...).

Paroles


PART 1
Voix1 :
Digiphrenia, Digiphrenia, Où es-tu ? Qui es-tu ?
Je te suis, tu me suis mais qui suis-je ?
Est-ce bien moi qui te suis ? On est fou, fractalnoia
Facebook, tweeter and mail Instagram, Linkedin
Google and pinterest Smartphone, tablettes
Wikipedia, myspace, Youtube, Sms, Network, Router ,
Flickr and tumbler Google Yahoo, Bing, Viadeo, Ebay Amazon,
Voix 2 :
Guérissez-moi, Guérissez-moi, prisonnier et geôlier, tout à la fois
Je tisse la toile qui m’enlise et me noie, on est fou Fractalnoia ..
Voix 3 :
On est fou Fractalnoia, on est fou Fractalnoia,
maux de passe, mots d’impasse, laisse des traces, et des traces, traces
Voix 4 :
On est fou Fractalnoia, plus j’envie et moins j’en vis,
je vous vois, je vous envoie, attendez moi, je suis là,
Voix 5 :
Je veux vous dire tout de moi, mes secrets, mes peines et mes joies ,
Je veux que vous suiviez chacun de mes pas, je ne veux rien vous cacher,
Que tout vous soit disponible, ça vaut mieux que d’être invisible
Je veux être partout à la fois, je suis trop seul avec moi,
j’ai besoin de vous pour l’éternité

PART 2 :
Que tu parles en ton nom ou via un pseudo ,
la toile se tisse autour de toi
Comme un fil de soie, tu ne vois pas le piège qui se ferme,
l’étau qui t’écrase - STOP !
A semer toutes tes traces, traces que plus rien n’efface ,
félée la cuirasse offert aux rapaces
C’est les bras en croix que tu te réveilleras,
la gueule de bois, tu verras
A vouloir être tant d’autres, tu n’es personne,
tu te perds, tu t’égares et l’heure sonne
Tu n’es nulle part, hors du temps et tu zones
nain de jardin, pauvre roi sans trône
Un zombie et ses clones, et ceux avec qui tu déconnes,
dis-moi combien y en-t-il dont tu connaisses les yeux

Hey, dis-moi , dis-moi pourquoi tu t’exposes autant comme ça ,
putain, t‘as l’air si sur de ne rien vouloir cacher
Mais quand t’auras tout donner, tes moindres secrets,
Que te restera-t-il ?
Dis-moi quand tu mates, flattes, zappes dans tout ce grand déballage
pour quelques pépites dans cette énorme poubelle
Tu sens pas que tout ça sonne un peu trop virtuel

A vouloir trop d’amis, en as-tu aucun ?
A vouloir tout savoir, tu ne sais rien
Et derrière chaque clic qui va bien,
tu crées bien plus de chaines que de liens
Alors, je te le dis, tiens toi bien,
gardes en un peu plus sous la main
A l’abri du clavier quand tu oses
affronter la meute, affronter les loups
Mais tu oublies qu’il y a là peu de roses
que les loups sont en chacun de nous
Les loups sont dehors, les loups sont partout ,
dans chaque port et chaque trou
Et plus tu donnes , plus tu t’annonces,
plus on t’espionne, et plus tu t’enfonces ,
et plus tu t’enfonces , tu t’enfonces

Et demain est loin, il t’attend, mais tu vis dans l’instant,
toi, à forcer toutes les portes du présent
Demain ne sera plus, demain s’en ira sans même être venu,
et tu t’enfonces
Reprend tes distances

PART 3:
Et plus tu dévoiles, la toile livre ses images ,
et tu voyages à travers leurs yeux et les âges
Peu à peu, le doute s’installe, insidieux
quand je vois où s’arrête ton regard
Es-tu encore simple voyageur du savoir
Ou voyeur ? Quels démons te poussent,
quelle est la part de ton âme qui a besoin de ça
Horreurs et vices qui s’étalent, instinct moins humain qu’animal
Je crois que tu perds les pédales,
je crois que tu perds ton âme,
puisque rien ne peut plus s’effacer,
puisque plus rien ne peuts’effacer

Puisque rien ne peut s’effacer, qui pourra te tendre une main,
Partager l’intimité, à l’aube de tes lendemains
On ne peut pas être à la fois le pêcheur et l’appât, sans devenir la proie
T’as donné tant de toi, tant de secrets, tu es vidé
T’as même tant donné de moi, tant de secrets,
guérissez, guérissez-moi

PART 4 :
Mais il y a la vraie vie qui t’attend, parle lui, elle t’entend,
écoute les chansons du vent et les voix du printemps
Des amis que tu peux toucher, sur qui tu peux compter,
qui ne te laisseront pas tomber à la fin de l’été
Regarde ce que la vie te donne, regarde comme elle pardonne
et si tout s’endort en automne
C’est toujours pour mieux renaitre, alors oublie tes chimères,
sors respirer le grand air et tu survivras l’hiver
Réveille toi il est encore temps, réveille toi, on t’attend,
revoilà ton printemps
Il faut que tu reviennes, reviennes là , reviennes,
reviennes là , il faut que tu reviennes...

My first rifle