Sur une idée et un début de texte de Nassim complété par Monmix, c'est une chanson en rouleau compresseur pour accompagner les réflexions sur l'évolution des rapports au sein de notre société. Une société qui semble avoir perdu ses repères ou tente d'en imposer d'autres. On revendique les différences et les droits tout en accusant l'autre et en particulier les anciens jugés responsables de tout.
On classe le monde entre oppresseurs et victimes avec nos lunettes d'aujourd'hui mais est ce que les lunettes de demain ne bousculeront pas à leur tour les hiérarchies dans une course et une fracturation sans fin, un monde où tout le monde est coupable et victime à la fois
Certes, quand on regarde le monde et l'avenir tels qu'ils se présentent aujourd'hui, il y a certainement de quoi se retrousser les manches mais est ce que chercher des coupables va aider à aller vers un système plus juste et plus durable?
A la fin, qui seront les victimes et qui seront les coupables ? En restera-t-il d'ailleurs si tout le monde s'entre-dévore ?
C'est tour à tour un narrateur, un procureur et finalement l'accusé qui s'expriment...
Le narrateur : Les apôtres prônent une lourde sentence
pour masquer leur impuissance, leur ignorance
Il suffit d' un malentendu
Les jeux du cirque électrisent leurs envies
Leur besoin de pointer du doigt, montrer les poings
De condamner les vérités du passé
La rumeur devient un rouleau compresseur qui détruit
Anéantit tous les Non dît
Judas se désespère, sa place est en enfer
Un coupable idéal , responsable
Les samaritains s’en lavent les mains
Un coupable idéal au menu du festin des puritains
_What the hell is going on, what do you really want from me, tell me
What have I done wrong, why do you all fall on me, __
Le procureur : Mesdames Messieurs, La cour, Accusé levez vous
Ce n’est pas une rumeur, ce sont des faits et vous en êtes l’auteur
Ces faits sont graves et point besoin de preuves
Ne cherchez pas à vous défendre, Ici personne ne veut vous entendre
La sentence est dans les consciences
On veut juste vous faire taire , vous faire payer ,
Vous et vos ignobles pensées et vos propos délétères
Rien n’excuse le passé et vos actes néfastes pour la terre
On ne croit pas votre sincérité ni à vos regrets.
L’accusé : Taisez vous et laissez moi parler
Toute cette rage qui flambe n’amènera rien d’autres
Que plus de larmes et de drames sans raisons d’esperer
Si les talents d’un leadership qu’on attend
Se nourrissent du sang de tous ceux qui vivaient là avant
Ou de ceux d’à côté ; ceux d’en face
Doit on tout effacer pour refaire surface
Car maintenant on y est, c’est la descente
Ma descente aux enfers , votre impuissance à refaire
Sans mon requiem amer, c’est la démence
Votre quasi psychose pour tout remettre en cause
Tous les siècles passés à construire en ne retenant que le pire
What the hell is going on, what do you really want from me
Où est passé le bien commun quand chacun prône sa différence
L’égalité a écrasé toutes les envies d’excellence
Les ressentis remplacent la réalité,
les lunettes d’aujourd’hui refont l’histoire
Les droits ont tué les devoirs,
Les médias ont la justice dans les mains,
Et l’opinion dans les mains de quelques uns
Je suis entre les mains de je ne sais quoi , je ne sais plus
Je ne sais pas alors si vous y tenez , achevez moi