Une chanson qui met en scène un personnage qui veut les bénéfices d'un monde sans accepter les contraintes, les risques, les contradictions ou les efforts qui permettent de les obtenir. Il veut tout, tout de suite, sans contribution de sa part et considère que tout lui est du.
Convaincu de ses idées , il édicte les règles de la nouvelle société qu'il veut imposer en poussant une logique sociale poussée parfois jusqu'à l'absurde.
Et finalement , la réalité le rattrappe : si chacun fait ce qu'il veut sans viser un bien commun et sans y contribuer, la société s'effondre. Ainsi, il finit dans un monde désorganisé, par subir lui-même l'effet de ses propres règles même sur l'intime.... Le boomerang.
L'arrangement fait évoluer l'atmosphere avec le message. D'abord légere, puis avec une montée d'énergie quand le personnage devient autoritaire, rupture franche quand il réalise les conséquences pour finalement retomber dans un dépouillement
Je voudrais arriver avant même de partir
Voir du haut des sommets sans me taper l’ascension
Connaitre le monde entier mais sans bouger mon cul d’ici
Prendre le plus court des chemins jusqu’à mes destinations
Je voudrais la sagesse des vieux sans devoir vieillir
L’expérience de la vie sans dieu, sans les échecs et les regrets
Exhiber des cicatrices sans avoir eu les blessures
Pouvoir choisir et choisir de changer quand ce me plait
Je veux le trophée et la victoire sans le combat et le mérite sans l’effort
Je veux être connu, je veux la gloire mais sans la chute et sans la mort
Je veux le monde à ma façon, sans débats ni discussions
Accuser et faire taire les autres voix et leurs argumentaires
J’ai dit : on ne peut plus rien extraire. il faut protéger la terre
J’ai dit : les enfants mènent vers l’enfer , il faut arréter d’en faire
J’ai dit : on peut louer des ventres , aider les vieux à ne plus attendre
Pousser les inutiles à partir en restant dignes
J’ai dit : Il faut célébrer les différences. oublier ce qui nous rassemblait
J’ai dit : les autres cultures sont notre chance , la notre , c’est elle qu’il faut voiler
J’ai dit : il faut se méfier des hommes sauf de ceux qui se sentent femmes
Même si tu es coupable, tu as surement été aussi victime de drames
Mais je veux qu’on me donne ce qui m’est du, je veux prendre d’où que ça vienne
J’ai le droit de commander pour manger chaud tous les jours de la semaine
J’ai droit à la paresse,
Une part de la richesse que d’autres génèrent … Et voilà, le boomerang
Tout vient de tomber, tout s’est écroulé
Je dois tout ravaler tout ce en quoi je croyais
Tous mes diplômes sont des voies sans issues
On ne trouve plus personne pour produire ce qui m’est du
Chacun sa chapelle, et chacun sa rue
Une nuée d’archipels, d’individus et tribus
C’est la course aux victimes, tous au bord de l’abime
Quand on ne parle plus la même langue, c’est le retour du boomerang
Je voudrais te rencontrer sans avoir à te chercher
Je voudrais tes baisers mais sans le risque de t’aborder
Puisque sur tous les toits j’ai crié, dénoncé ceux qui ont tenté le baiser
Alors je reste seul avec mes idées à la con