Sur un très beau poème de Raymond Valcke sur l'experience unique que représente le chemin de Compostelle.
Il se trouve que Monmix habite sur le parcours (juste a coté de Saint Jean Pied de Port) et meme s'il n'en a fait que de tout petits bouts autour de chez lui, il croise et rencontre des pèlerins tous les jours.
Et Monmix, depuis le coeur du pays basque, a aussi pu s'appuyer sur les conseils de Jean-Marie (musicien et chef de la chorale de choeur basque Gogotik) pour distiller des touches basques dans l'arrangement. Ainsi, on trouve des flutes (txirula), du pandero (tambourin) , des choeurs d'hommes et un changement de rythme (4/4 vers 3/4) au milieu de la chanson
Il n'est pas impossible qu'à l'avenir, la chanson puisse avoir une nouvelle version avec des vrais choeurs d'hommes voire des joueurs de txirula et pandero .... mais ce n'est pas simple à organiser
Oser, se préparer, imaginer la route
Afin d'aller vers soi et de m'ouvrir aux autres.
Je ne sais comment faire, je suis perclus de doutes,
Je veux me retrouver, suivre les pas d'un apôtre.
Pas à pas, à mon rythme, avancer simplement,
Me ressourcer, revivre, ressentir le présent,
Vingt kilomètres par jour, coquille sur le barda,
Mettre de la distance avec tout mon fatras.
Partager un repas monastique ou frugal
A l'étape du soir, les Jacquets font la pause.
Souffrir un peu des pieds mais oublier son mal
Chaque jour, un peu plus, je me remets en cause.
Démarche iconoclaste pour la beauté des lieux
Démarche expiatoire pour rendre grâces aux Cieux,
Ou démarche mystique donnant sens à ma vie,
Démarche exploratoire, le chemin y convie.
Et au bout de la route, dans mon for intérieur,
Quelque chose a bougé, mes pendules sont à l'heure.
J'ai emprunté une voie,Vers les chemins du coeur.
J'ai pris du temps pour moi,J'en connais la valeur.
Sans fierté, sans éloge, je peux me dire enfin
Ce parcours, je l'ai fait, désormais je suis bien.