Sur un texte de Raymond Valcke , une ode à ce breuvage divin (dont Monmix n'est paradoxalement pas très friand) qui accompagne souvent les évènements de la vie et en particulier les plus heureux.
C'est donc vers l'Irlande que Monmix a cherché l'inspiration en essayant de ne pas tomber dans la chanson à boire cliché mais ça reste une chanson volontairement légère et festive
Deux particularités d'abord un mélange de rythme ternaire 3/8, 6/8 et 9/8 et ensuite des allers-retours entre une tonalité de Do (C) et une autre de Sol dièse (G#) et évidemment une chorale festive sur laquelle on peut s'époumouner jusqu'au bout de la nuit
Serait-elle divine qu'à ce point elle porte
Des noms de saints d'église, des noms de monastères ?
Brassée avec ferveur, entre vêpres et prières,
Mêlée aux chants divins, au loin elle nous emporte.
Brune ou blonde, blanche ou rousse, de Mars ou de Noël,
Bière belge ou de kermesse, trappiste au goût de miel,
Cet arôme de houblon et d'orge combiné
Que les Gaulois buvaient sous le nom de cervoise,
Aux saveurs de cerise ou de couleur framboise,
Devant tant de douceur, caresse et volupté
Personne ne laisserait sa bière s'éventer.
Quand on est sous pression avant qu'on pète un plomb
Par amour modéré, parfois immodéré
On sirote à l'envie, parfois à grandes lampées
Ce breuvage préparé par les dieux et démons.
Arnould et Gambrinus, saints patrons brassicoles
Viennent trinquer avec ceux qui s'amusent et rigolent
Mais ne cautionnent pas les orgies, les excès.
Chorale
Lors des compétitions, ce nectar fermenté
Apaisera les coeurs des supporters stressés
Qui croient en leur équipe, voudraient la voir gagner,
Mais en cas de défaite, saura-t-elle consoler ?
A l'heure du dernier souffle, de l'ultime trajet,
Pour espérer tenter de prolonger la vie
Et garder la maitrise Du temps qui nous échappe,
Un dernier verre servi, Autant prendre le temps
d'une bière dégustée Avant l’éternité .
Puisqu’à la fin de la vie, c’est en bière qu’on est mis
On devient divin au cœur de la divine
Chorale